Vous demandez un devis de pompe à chaleur. Selon le site où vous cliquez, cette même phrase déclenche des choses très différentes : parfois vous parlez à l’entreprise qui viendra percer le mur, parfois vous parlez à une société dont le métier est de transmettre votre demande à quelqu’un d’autre. Les deux sont parfaitement légitimes. Mais ce ne sont pas les mêmes engagements, ni le même service après-vente — et rien sur la page d’accueil ne vous le dit.
Ce guide n’accuse personne et ne nomme aucun concurrent. Il décrit quatre modèles économiques qui se cachent derrière le même bouton, vous donne les six questions qui tranchent en deux minutes de conversation, et ce que vous pouvez vérifier seul, gratuitement, avant de signer quoi que ce soit.
Quatre métiers, un seul mot
Le mot « devis » ne dit rien du métier de celui qui vous répond. Voici les quatre que l’on croise réellement sur le marché de la pompe à chaleur.
| Ce que vous voyez | Le métier réel | Qui pose chez vous |
|---|---|---|
| Comparateur | Met en relation, et se rémunère dessus | Une entreprise tierce, désignée après coup |
| Annuaire ou réseau | Fédère des entreprises sous une marque commune | Le membre du réseau le plus proche |
| Intermédiaire | Vend le projet, confie la pose à un partenaire | Un poseur partenaire, parfois inconnu |
| Installateur | Vend et réalise : son cœur de métier | Ses propres équipes |
Aucun de ces modèles n’est illégitime. Un bon réseau vaut mieux qu’un mauvais installateur. Le problème n’est pas le modèle : c’est de ne pas savoir dans lequel on se trouve.
Pourquoi cela change quelque chose
Tant que tout se passe bien, la question paraît théorique. Elle cesse de l’être sur quatre points très concrets.
La garantie de bonne installation
La garantie du fabricant couvre la machine. Elle ne couvre pas une liaison mal sertie, un vase d’expansion sous-dimensionné ou un condensat mal évacué. Ces défauts-là relèvent de l’entreprise qui a posé. Encore faut-il savoir laquelle, et qu’elle existe toujours.
Le service après-vente
Une pompe à chaleur se règle : loi d’eau, courbe de chauffe, équilibrage des émetteurs. Le premier hiver appelle souvent un ou deux passages. Si le vendeur n’est pas le poseur, votre appel traverse une chaîne — et chaque maillon peut renvoyer au suivant.
L’assurance décennale
C’est l’entreprise réalisatrice qui doit être couverte pour les travaux qu’elle effectue. Demandez l’attestation : elle porte un nom, une période de validité et une liste d’activités. Vérifiez que l’activité « chauffage » ou « génie climatique » y figure, et que le nom est bien celui qui signera votre devis.
Le dossier d’aides
C’est le point le plus coûteux, et le plus ignoré. Les aides exigent que l’entreprise qui réalise les travaux soit qualifiée RGE, et que les pièces du dossier soient cohérentes entre elles : même raison sociale et même SIRET sur le devis, sur la facture et sur l’attestation sur l’honneur. Un montage flou produit un dossier fragile — et un dossier refusé, ce sont plusieurs milliers d’euros qui retombent sur vous.
Les six questions qui tranchent
Elles se posent au téléphone, en deux minutes, sans être désagréable. Un interlocuteur sérieux y répond sans se troubler, quel que soit son modèle.
- « L’entreprise qui signera le devis est-elle celle qui posera ? » La question mère. Toutes les autres en découlent.
- « Quel est votre SIRET ? » Un numéro à quatorze chiffres, donné sans hésiter. C’est la clé qui ouvre toutes les vérifications publiques.
- « Votre qualification RGE est-elle QualiPAC ? » RGE est un label général ; c’est la qualification qui compte, et pour une pompe à chaleur elle s’appelle QualiPAC. Une entreprise RGE pour l’isolation ne l’est pas pour la PAC.
- « Qui viendra faire la visite technique, et sera-ce la même équipe à la pose ? » Une visite faite par un commercial seul, sans relevé de déperditions, annonce souvent un dimensionnement approximatif.
- « Qui appelle-t-on en cas de panne le deuxième hiver ? » Demandez un numéro et un nom d’entreprise, pas un formulaire de contact.
- « Si une partie est sous-traitée, qui est le sous-traitant ? » Il n’y a pas de mauvaise réponse à cette question — il n’y a qu’une mauvaise absence de réponse.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même en cinq minutes
Deux services publics gratuits suffisent, et ils ne demandent ni compte ni inscription. Munissez-vous du nom de l’entreprise et, si vous l’avez, de son SIRET.
L’annuaire officiel des professionnels RGE
Sur france-renov.gouv.fr, le service public de la rénovation de l’habitat, l’annuaire RGE vous donne les qualifications réelles d’une entreprise et leur validité. C’est la seule source qui fasse foi : un logo RGE sur un site web n’est qu’une image.
L’annuaire des entreprises
Sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, vous retrouvez à partir du SIREN l’existence de la société, sa date de création, son activité déclarée et son état administratif. Une société créée il y a trois mois pour poser des pompes à chaleur garanties dix ans mérite au moins une question de plus.
L’attestation de décennale
Elle se demande, simplement, par mail. Une entreprise qui l’envoie dans la journée vous en apprend déjà beaucoup ; une entreprise qui la promet « pour plus tard » aussi.
Et la sous-traitance, alors ?
Elle est parfaitement admise. Une entreprise peut confier l’électricité, le désamiantage ou une partie de la pose à un spécialiste : c’est courant et souvent souhaitable. Ce qui n’est pas admis, c’est qu’elle soit invisible.
Sur un dossier financé par les certificats d’économies d’énergie (la prime CEE que vous voyez déduite de votre devis), les organismes qui instruisent ces dossiers imposent des règles précises. Celles que nous appliquons pour nos propres dossiers :
- le sous-traitant est nommé sur le devis et sur la facture, avec sa raison sociale et son SIRET ;
- il doit lui-même être qualifié RGE pour les travaux qu’il réalise ;
- un contrat de sous-traitance doit exister entre les deux entreprises ;
- la sous-traitance en second rang est interdite : un sous-traitant ne peut pas sous-traiter à son tour.
- on ne peut pas vous dire qui viendra ;
- le nom sur le devis n’est pas celui de l’équipe qui se présente le jour J ;
- la facture porte un nom que vous n’aviez jamais entendu ;
- on vous demande de signer une attestation sur l’honneur avec un nom d’entreprise différent de celui du devis.
Comment nous répondons, chez RENOVIA
Puisque ce guide pose des questions, il est normal qu’il y réponde pour nous.
- Nous sommes l’entreprise qui pose. Le devis, la visite technique, l’installation, la mise en service et le service après-vente sont assurés par nos propres équipes certifiées RGE.
- Un seul nom, du premier appel au SAV. RENOVIA, SIRET 789 756 913 00024 — vérifiable dans les deux annuaires cités plus haut.
- Qualification RGE QualiPAC pour les pompes à chaleur, QualiPV pour le photovoltaïque.
- Une visite technique avant le devis, gratuite et sans engagement : relevé pièce par pièce, calcul de déperditions, contrôle du tableau électrique. C’est ce relevé qui détermine la puissance, pas un abaque au mètre carré.
- Dix-neuf départements d’intervention : si votre commune n’en fait pas partie, nous vous le disons tout de suite plutôt que de faire suivre votre demande ailleurs.
Pour aller plus loin
- Ce que contient une vraie visite technique — les sept étapes, et les cinq signes d’une visite bâclée.
- Radiateurs ou plancher chauffant : pourquoi votre régime d’eau change tout.
- Notre page pompe à chaleur air/eau — aides, fonctionnement et devis.
Questions fréquentes
Comment savoir si je parle à un installateur ou à un intermédiaire ?
Posez une question simple : « l'entreprise qui signera le devis est-elle celle qui posera la machine ? » Un installateur répond oui sans détour et vous donne son nom et son SIRET. Un comparateur ou un réseau de partenaires vous dira qu'un professionnel de son réseau vous rappellera — ce qui est une réponse honnête, mais différente. Ce n'est pas un piège : c'est simplement deux métiers qu'on désigne du même mot.
Est-il interdit de sous-traiter la pose d'une pompe à chaleur ?
Non, la sous-traitance est admise, mais elle est encadrée. Les délégataires avec lesquels nous travaillons exigent que le sous-traitant soit nommé sur le devis et sur la facture, avec sa raison sociale et son SIRET, qu'il soit lui-même RGE, et qu'un contrat de sous-traitance existe. La sous-traitance en second rang — un sous-traitant qui sous-traite à son tour — est interdite. Un chantier où l'on ne peut pas vous dire qui viendra pose donc un vrai problème de dossier.
Comment vérifier moi-même qu'une entreprise est bien RGE ?
En deux minutes et gratuitement. L'annuaire officiel des professionnels RGE se trouve sur france-renov.gouv.fr, le service public de la rénovation de l'habitat : vous y cherchez l'entreprise par son nom ou sa commune et vous voyez ses qualifications réelles et leur validité. En parallèle, annuaire-entreprises.data.gouv.fr vous donne l'existence, l'ancienneté et l'activité déclarée de la société à partir de son SIREN.
Pourquoi cela change-t-il quelque chose pour les aides ?
Parce que c'est l'entreprise qui réalise les travaux qui doit être RGE, et parce que les pièces du dossier CEE doivent être cohérentes entre elles : même raison sociale, même SIRET sur le devis, la facture et l'attestation sur l'honneur. Un montage où l'on ne sait pas qui a posé produit un dossier fragile, et un dossier refusé, c'est la prime qui ne vient pas — plusieurs milliers d'euros qui retombent sur vous.
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Chez nous, celui qui signe est celui qui pose
Visite technique gratuite par nos propres équipes, devis au nom de RENOVIA, pose et service après-vente par les mêmes techniciens certifiés RGE QualiPAC. Dix-neuf départements, sans engagement.
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